Cité de l'Espace - Polaris Midi-Pyrénées

AMESD

AMESD = African Monitoring of the Environment for Sustainable Development

Le projet PUMA / AMESD vise à équiper 48 pays d’Afrique de systèmes de surveillance météorologiques et de l’environnement.

L’union Européenne finance le projet, l’Union Africaine en assure le pilotage.

Ce projet a pour but de déployer dans chacun des 48 pays du continent africain, 2 stations de réception satellite dédiés aux prévisions météorologiques et à la surveillance de l’environnement, ainsi qu’à leurs applications, la formation et le partage de produits.

Cela permettra aux pays de gérer leurs ressources, mais aussi de partager entre eux les résultats, selon le modèle de l’«open source» et ainsi faciliter la prise de décision locale et informée.

Les applications du projet, sa dimension continentale
Les applications développées dans le projet offre une vaste gamme de services appliqués à la météorologie et à l’environnement :

- la gestion de l’eau, des sols
- la surveillance des feux, traits de côte et océanographie,
- suivi de la croissance de la végétation, identification des zones affectées par la désertification…

Les applications sont développées à partir de deux solutions
- l’une fournie par Météo France
- l’autre fournie par le Centre Commun de Recherches de l’Union Européenne.

L’intérêt du réseau est multiple. Il permet entre autre :
- d’accéder facilement aux données, environnementales du continent,
- de donner aux acteurs locaux les moyens de traiter eux-mêmes une information fournie par le satellite, afin d’en extraire ce qui est pertinent pour leur décisions politiques
- de partager librement ces résultats à l’échelle continentale

Un savoir faire régional, à diffusion continentale
Le projet a démarré en 2002 sous l’impulsion d’EUMETSAT (organisation météorologique européenne) et de Thales Alenia Space. Après une phase expérimentale le projet est passé en mode opérationnel depuis novembre 2009.

La conception et le déploiement de l’ensemble du réseau sera achevé en 15 mois, suivis d’une phase opérationnelle de 3 ans.

Le spatial adopte les modèles de l’open source
Ce projet va permettre de diffuser des solutions bas coût, pour tous les pays à faible infrastructure spatiale ou terrestre, afin qu’ils aient accès à l’information stratégique pour leur développement.
Ces systèmes de réception satellite entièrement autonomes sont de taille réduite, faciles à déployer et à utiliser.
Le flux de données étant lui aussi gratuit et mondial, d’autres continents ne tarderont pas à s’équiper.