Cité de l'Espace - Polaris Midi-Pyrénées

Édito 

La région est en pointe sur l'astronomie spatiale

Deux des principales missions européennes ayant fait l'actualité en 2014 ont été en partie conçues et fabriquées en Midi-Pyrénées.

La sonde Rosetta a été lancée en 2004. Elle a rejoint cette année la comète Churyumov-Gerasimenko autour de laquelle elle est désormais en orbite. L’atterrisseur Philae doit lui se poser sur la comète.
Le satellite Gaïa, lancé en décembre 2013, est actuellement en train de cartographier les positions et les vitesses de milliards d'étoiles de notre Galaxie.
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La contribution industrielle régionale
L'ESA (agence spatiale européenne) a confié la réalisation technique de ces deux projets à Airbus DS (ex Astrium) dont la branche toulousaine a assemblé le satellite Gaïa et fourni l'avionique et le logiciel de vol de la sonde Rosetta. La PME Boostec, située près de Tarbes, a apporté son savoir-faire crucial au satellite Gaïa, en fournissant les miroirs et la structure en carbure de silicium, ainsi qu'à la sonde Rosetta. On compte également Thalès, Intespace et Latelec au rang des industriels ayant contribué à ces deux projets.

La contribution scientifique régionale
L'établissement toulousain du CNES et son centre des opérations scientifiques et de navigation (SONC) sont en charge de la navigation et de la coordination scientifique de l'atterrisseur Philae. Plusieurs laboratoires de recherche français ont contribué, sous la coordination du CNES, aux instruments embarqués par Rosetta et Philae. Dans la région il s'agit de l'IRAP, du GRGS et de l'OMP. Leurs scientifiques respectifs participent par ailleurs à l'analyse des données. Enfin, le CNES Toulouse abrite l'un des gros centres de traitement des données Gaïa.

Une tradition régionale
On se rappelle notamment des satellites Planck et Herschell lancés en 2009, ou du robot américain Curiosity ayant atterri sur Mars en 2012. Ce dernier est toujours en activité et emporte avec lui une importante contribution toulousaine : l'instrument Chemcam, destiné à analyser les roches à distance à l'aide d'un laser. Celui-ci a été conçu et assemblé à l'IRAP et à l'OMP sous la coordination du CNES qui héberge également son centre de contrôle (le FIMOC). L'avenir est assuré. Les partenaires régionaux que sont notamment le CNES, Thalès, Airbus DS, Boostec et l'IRAP travaillent déjà sur le futur satellite de l'ESA : Euclid, destiné à comprendre l'évolution du cosmos.

13 octobre 2014

Édito Polaris octobre 2014

L'édito a été mis en ligne.